Le devoir de mémoire en action : les élèves de Terminale TCVUJ ont restitué leur voyage scolaire
Grâce à la subvention accordée par le ministère des Armées dans le cadre du devoir de mémoire, les élèves de Terminale TCVUJ ont pu participer à un voyage scolaire aux Pays-Bas, riche en découvertes et en émotions. Sur le chemin de l’aller, une halte a été organisée à Paris afin de visiter le Mémorial de la Shoah. De retour de leur périple, les élèves ont souhaité partager ce qu’ils ont appris et vécu en organisant une restitution à destination des classes de 1ère et 2nde CVJ. Cette matinée a permis de mesurer combien un tel projet, rendu possible par ce financement, constitue un outil pédagogique précieux pour transmettre l’histoire et éveiller les consciences.
Le Mémorial de la Shoah et l’exposition sur Simone Veil
Un premier groupe d’élèves est revenu sur la visite du Mémorial de la Shoah et a principalement présenté l’exposition temporaire consacrée à la vie de Simone Veil, retraçant son parcours de la déportation jusqu’à son engagement politique majeur, notamment pour le droit des femmes et la construction européenne.
Cette étape parisienne, volontairement placée en amont du voyage aux Pays-Bas, avait un sens précis : montrer aux élèves qu’à Izieu, en France, comme ailleurs en Europe, un même peuple a été persécuté. Qu’il s’agisse de la vie de Simone Veil ou des enfants d’Izieu et d’Anne Frank, on constate à chaque fois que des enfants et des familles vivaient paisiblement avant d’être persécutés en raison de leurs origines ou de leur religion. Pour les élèves de Première et de Seconde présents, cette mise en perspective a permis de comprendre que la Shoah n’est pas un événement isolé ou localisé, mais une tragédie qui a touché des populations entières à travers tout le continent, et que cette histoire est aussi celle du courage et de la résistance individuelle.
La maison d’Anne Frank
Un deuxième groupe a consacré sa présentation à la maison d’Anne Frank et à son parcours. Raconter la vie quotidienne d’une adolescente cachée, ses espoirs, son journal intime devenu un témoignage universel, a permis aux plus jeunes élèves de s’identifier directement à une figure de leur âge. Cette proximité générationnelle est un levier pédagogique essentiel : elle transforme une notion abstraite, celle du génocide, en une histoire humaine à laquelle chacun peut se rattacher, favorisant ainsi l’empathie et la prise de conscience.
La maison d’Izieu
Un troisième groupe a présenté la maison d’Izieu, lieu où quarante-quatre enfants juifs et leurs éducateurs furent arrêtés en 1944 avant d’être déportés. Cette présentation, plus proche géographiquement et donc plus concrète pour de nombreux élèves, a permis de rappeler que ces événements ne se sont pas déroulés uniquement loin de chez nous, mais aussi sur le territoire français, dans des lieux que l’on peut visiter aujourd’hui. Pour les classes de Première et de Seconde, elle a renforcé l’idée que le devoir de mémoire est aussi un devoir de proximité et de vigilance locale.
Antisémitisme et génocides : une mise en perspective nécessaire
Enfin, un dernier groupe a élargi la réflexion en abordant la question de l’antisémitisme et des génocides, replaçant les visites précédentes dans un cadre historique et conceptuel plus large. Cette intervention a permis de faire le lien entre les mécanismes qui ont conduit à la Shoah et les logiques de haine et de discrimination encore à l’œuvre aujourd’hui. Pour les élèves plus jeunes, encore en construction de leur esprit critique, ce temps d’analyse a été particulièrement formateur : il ne s’agissait plus seulement de connaître des faits historiques, mais de comprendre les ressorts qui permettent de les prévenir.
Un investissement pédagogique qui porte ses fruits
Cette restitution démontre pleinement l’intérêt du soutien apporté par le ministère des Armées au titre du devoir de mémoire. Elle a permis à des élèves de Terminale de devenir, à leur tour, des passeurs de mémoire auprès de leurs camarades plus jeunes. Au-delà de la simple découverte de lieux chargés d’histoire, ce projet a favorisé l’appropriation critique et personnelle de ces événements, ainsi que leur transmission au sein même de l’établissement.
Le lycée tient à remercier le ministère des Armées pour son soutien, qui a rendu possible ce projet pédagogique d’une grande richesse, ainsi que l’ensemble des élèves de Terminale TCVUJ pour la qualité et la sensibilité de leurs présentations.

















